Ecriture et vie d'auteur

Des images pour écrire…

L’écriture et le dessin sont deux domaines différents, et pourtant, ils sont beaucoup liés. J’en veux pour preuve le nombre de copin(e) grenouilles sur Cocyclics qui manient le pinceau en plus de la plume, les nombreux fanarts qu’on voit fleurir mettant en scène des personnages ou lieux tirés de la littérature, ou encore l’importance accordée à la couverture d’un livre. Aujourd’hui, je vous propose donc un petit aperçu des différentes utilisation de l’image au service de l’écriture…

Des images pour l’inspiration

J’utilise assez peu cette possibilité, car j’ai tendance à beaucoup visualiser en esprit, mais pas mal d’auteurs de ma connaissance aiment se créer un tableau d’images inspirantes pour chaque projet d’écriture. Il s’agit de poser l’ambiance de son roman, se représenter les paysages que les personnages vont traverser, et même pourquoi pas de s’inspirer pour les traits ou l’allure des personnages.

Par contre, j’aime bien, en mode fantasme d’auteur, me faire un petit casting d’acteurs que je verrais bien jouer le rôle de mes personnages principaux…

Des cartes pour l’orientation

On arrive là sur mon péché mignon… J’adore les cartes. Les admirer, mais aussi et surtout, les dessiner. A la moindre occasion, j’en dessine, même si c’est juste pour décider avec les collègues dans quelle salle se déroulera chaque épreuve d’un grand jeu… (Je connais le plan des locaux du centre de loisirs par cœur à force. ^^) Pour l’écriture, je m’en donne à cœur joie. Je peux cartographier n’importe quoi : un continent, une ville, les plans d’un château, etc. Plusieurs fois chacun.

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Carte réalisée pour L’Enfant des lions

C’est d’ailleurs un point qui me frustre énormément avec Oniris. En effet, Oniris est un univers à géographie variable : chaque région se déplace en permanence, modifiant sa forme pour se glisser entre deux autres, son orientation par rapport aux points cardinaux, etc. Il est strictement impossible de tracer la moindre carte dans ces conditions…

Bref, outre cette affection débordante pour la cartographie en tant que telle, les cartes ont l’avantage d’aider à se repérer dans l’espace. C’est pratique notamment pour ne pas être trop incohérent au niveau des temps de trajet, ou pour éviter que certains personnages se croisent alors qu’en fait ils sont à l’autre bout du monde. Cette même carte pourra aussi profiter au lecteur pour situer les lieux où se déroulent les événements racontés.

Des illustrations sympathiques

Réaliser des illustrations – paysages ou portraits de personnages, par exemple – pour ses projets n’est pas toujours évident, mais il y a un côté sympathique à voir le fruit de son imagination prendre forme sur le papier.

Pour ma part, j’aime bien dessiner les personnages. Grâce à mes cours de philosophie au lycée (oui, quoi ? c’est pas le bon cours, c’est ça ? ^^), j’ai acquis un niveau assez respectable, mais aujourd’hui je manque de temps pour pouvoir vraiment progresser dans ce domaine. Cela ne m’empêche pas de faire de très nombreux dessins au travail, où ils sont très appréciés. Je suis d’ailleurs spécialiste des princesses – je les dessine en série, parfois cinq ou six en moins de dix minutes… (Je précise quand même qu’il ne s’agit que des crayonnés ; je laisse le soin aux gamines qui me les réclament de les gâcher colorier à leur guise ^^)

chapitre-2
J’ai passé beaaaaucoup plus de temps sur cette princesse-là…

Pour mes projets, je réalise souvent de nombreux portraits de mes personnages. Cela a l’avantage de fixer l’imagination, même si, hélas, je n’ai pas un niveau suffisant pour réussir à vraiment bien reproduire ce que j’ai en tête. Cela permet aussi d’avoir des visuels à montrer, par exemple pour illustrer des articles de blog, ou encore quand je veux tester la réception de mes textes chez les enfants, pour qui les images en accompagnement du texte sont indispensables.

Passer à l’étape publication

Quand on envisage la publication de ses écrits et qu’on n’a pas un niveau de professionnel du dessin, il vaut mieux faire appel à quelqu’un d’autre.

En effet, la couverture d’un livre est importante, car bien souvent elle va avoir un impact direct sur le choix des lecteurs de lire le livre ou non. Quand on passe par une maison d’édition, c’est généralement l’éditeur qui s’occupe de cette partie-là ; pour les auteurs autoédités, il faut trouver un dessinateur dont le style – et les tarifs – conviennent à ce qu’on veut. Certains utilisent des images toutes faites en guise de couverture, notamment sur les plateformes de publication en ligne ; il faut alors veiller à choisir une image libre de droits ou obtenir l’autorisation de l’artiste.

De mon côté, ce n’est pas tant pour la couverture – je n’en suis pas encore là – mais pour les illustrations accompagnant le texte que j’ai décidé de faire appel à plus doué que moi. En effet, pour mon projet de petites histoires pour les enfants de 3 ans, Itti découvre…, les illustrations vont être primordiales. Je suis très contente d’avoir trouvé une copine autrice qui est aussi une dessinatrice de talent, Aemarielle, et qui a accepté de mettre son pinceau au profit de mes histoires. Les premiers essais qu’elle m’a déjà envoyés sont superbes, et j’ai hâte de voir le résultat final…

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Itti et sa copine humaine Tata, dessinées par Aemarielle

 

Et pour le blog ?

Comme je l’ai évoqué plus haut, j’aime bien utiliser les images que j’ai moi-même réalisées pour illustrer les articles évoquant mes divers projets. Pour celles-là, pas besoin de me demander si j’ai le droit de les utiliser…

Autrement, je suis très attentive à la question du respect des droits d’auteur. Je n’aimerais pas, pour ma part, découvrir que quelqu’un s’est amusé à copier une partie de mes textes pour les publier sur son blog, sans me demander l’autorisation ni même me mentionner. Il me parait normal de témoigner le même respect envers les autres.

Pendant un temps, je faisais mon « marché » sur Flickr, où on peut trouver des photos disponibles sous licence Creative Commons. Mais j’ai parfois bien du mal à trouver mon bonheur, et il est fastidieux de noter à chaque fois le titre, le lien vers l’image originale, le lien vers le profil de l’artiste et le lien vers la licence Créative Commons choisie par ce dernier – ainsi qu’on est censé le faire dans les règles de l’art.

Depuis quelque temps, j’utilise de plus en plus des sites comme Pixabay et Gratisography, qui proposent des images de très bonne qualité, évocatrices, et avec des conditions de partage beaucoup plus simples puisqu’elles sont proposées sous licence CC0 (pas d’attribution exigée, même si, évidemment, elle est appréciée ; pour ma part, je glisse un lien vers l’image sur le site). Récemment, on m’a aussi fait découvrir le site Canva, qui propose de réaliser des designs originaux à partir de toute une gamme d’images. Je ne l’ai pas encore utilisé, mais je pense faire le test bientôt.

Et vous, comment voyez-vous l’image par rapport à l’écriture ?


Cet article fait partie de l’événement interblogueurs #CoulissesDuBlog créé par Mia, du blog Trucs de Blogueuse. Il s’agit de publier un article sur les dessous du blog, avec un nouveau thème chaque semaine. N’hésitez pas à lire les autres participations sur le thème de la semaine, « Images et photos », et même à participer vous-mêmes !


Image : Pixabay.

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