Publié dans Chroniques

Les Puissances de Nilgir #1 : L’oeil de Tolmuk, Anaïs La Porte

Titre : L’œil de Tolmuk

Série : Les Puissances de Nilgir (tome n° 1)

Auteur : Anaïs La Porte

Illustratrice : Ophélie La Porte

Editeur : Editions L’Ametlier / Yucca Editions

Nombre de pages : 328

Format : papier ou numérique

Âge : à partir de 10 ans

Quatrième de couverture :

Le voyage avait pourtant bien commencé. Une simple croisière, voilà ce qu’était pour le Vogue-Espérance la traversée jusqu’à Nilgir, le royaume le plus fermé au monde, où chacun, disait-on, pouvait expérimenter la Puissance cachée en lui.

Malheureusement d’étranges forces se déchaînent et Léonie, Line, Owen et Maël, vont devoir affronter la volonté destructrice implacable qui vise l’un d’entre eux et pourrait tous les emporter.

La route est désormais semée d’embûches pour arriver à Nilgir. À travers des mers infestées de pirates, des déserts brûlants aux violentes tornades et des hautes montagnes où vivent, paraît-il, d’étranges hommes volants, les quatre adolescents arriveront-ils à destination ?

Pour ceux qui aiment

  • Les histoires de voyage
  • Les narrations alternées entre plusieurs personnages
  • Les personnages qui cachent de plus ou moins lourds secrets

Vous n’y trouverez pas

  • D’elfes, centaures ou autres créatures classiques de la fantasy (à part les nains)
  • De guerrier bodybuildé qui pratique l’art de la guerre depuis sa petite enfance
  • De demoiselle en détresse incapable de se débrouiller sans son preux chevalier

Mon avis

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce petit roman jeunesse plein de fraicheur. La narration alterne entre les points de vue des quatre personnages principaux, ce qui permet d’avoir une vision assez intéressante des événements et des enjeux. On s’attache assez vite aux personnages, qui ont chacun leur caractère et sont bien caractérisés, entre Line la tyrannique, à la langue acerbe mais très perspicace, Léonie l’érudite, au courage discret mais particulièrement impressionnant quand on y réfléchit, et Maël au grand cœur, un peu naïf sur les bords mais toujours loyal. Je dois avouer néanmoins que ma préférence va à Owen, ce garçon réservé et plein de secrets, sans doute parce qu’il est celui qui connaît la plus grande évolution entre le début et la fin. (Et sans doute aussi parce que je suis une sadique qui aime les personnages « torturés »…) De manière générale, les relations entre tout ce petit monde sont très bien menées, avec tout juste le bon équilibre entre solidarité et conflits internes.

L’intrigue en elle-même est assez linéaire, mais prenante. De manière générale, on suit un schéma assez classique – l’événement A entraîne l’événement B qui conduit à l’événement C… – mais les divers rebondissements et révélations distillés tout au long du récit ménagent suffisamment de surprises pour ne pas s’en lasser. On prend plaisir à voyager avec les quatre compagnons, et à découvrir l’univers original dans lequel ils évoluent. Ce dernier est d’ailleurs esquissé en finesse, avec juste ce qu’il faut de détails pour s’imaginer l’ambiance et bien comprendre les événements, mais sans noyer le lecteur sous des flots de descriptions et d’explications.

J’ai par contre été un peu déçue par la « grande méchante ». Dès le départ, on nous fait miroiter un personnage très cruel, effrayant, abominable. Très vite, on constate qu’elle est de surcroit extrêmement puissante et totalement dénuée de scrupules. Virtuellement omniprésente, elle est en mesure de savoir tout ce dont elle a besoin pour mettre en œuvre ses plans machiavéliques. Mais pourtant, elle se contente généralement d’attendre que son serviteur, pas très capable et peu enthousiaste, se décide à tenter quelque chose. Ses actions se limitent à des « coups d’éclats », certes très impressionnants, mais inefficaces ; tout au plus retarde-t-elle de quelques jours l’avancée des quatre compagnons. Alors qu’il lui serait tellement simple de régler la question une bonne fois pour toutes. Bref, j’ai eu un peu la sensation que l’auteur s’était retrouvée avec une méchante trop puissante pour le bien du récit et qu’elle s’était débrouillée pour atténuer artificiellement la chose histoire de donner une chance à ses héros.

Pour conclure, une lecture somme toute très agréable ; j’ai hâte de découvrir la suite de cette trilogie, à mettre entre les mains de tous les amateurs d’aventures entre 10 et 110 ans.

Pour compléter la lecture de ce roman, ou bien vous faire une idée du style de l’auteur et de son univers, je vous conseille d’aller visiter son blog : Contes et nouvelles / Anaïs La Porte. Vous y trouverez notamment quelques nouvelles qui mettent en scène les personnages du roman et permettent de compléter un peu l’univers.

Et la chronique du tome 2 : Les Sphères de Kumari.

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Auteur :

Autrice et lectrice, je vous parle de mes écrits et de mes coups de cœurs.

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