Oniris

Petit traité d’oniriologie #1 : Introduction à l’oniriologie

Je vois déjà des mains se lever au fond de la salle…

« Heu… il n’y aurait pas un I en trop ? »

Alors, oui, mais non.

Il existe effectivement une science qui s’appelle l’onirologie. Elle se consacre à l’étude des rêves – qu’est-ce que ça veut dire si je rêve que je tombe en chute libre, et pourquoi je me fais toujours poursuivre par un ourson en gélatine géant, ce genre de choses.

L’onirIoligie, pour sa part, s’attache à étudier le monde des rêves, autrement nommé Oniris. Ce qui, bien que la thématique soit proche, n’a rien à voir.

En effet, Oniris est le monde physique et bien réel dans lequel l’esprit des Rêveurs vient se balader quand ils sont endormis. Alors que les rêves ne sont rien d’autre qu’un embrouillamini d’images et de sensations sans queue ni tête que le cerveau fait voir à l’esprit quand il fait son grand ménage nocturne, sans lien avec la réalité de l’environnement dans lequel évolue l’esprit du Rêveur à cet instant. (C’est bon, je ne vous ai pas perdus ?)

Bref, cet article est donc le premier d’une série visant à donner quelques informations sur Oniris, l’univers dans lequel évoluent les personnages de ma série du même nom, agrémentés de quelques petits extraits pour illustrer tout ça. Au passage, j’en profiterai pour vous donner quelques détails sur les réalités historiques de notre monde qui m’ont inspirée pour la construction d’Oniris. J’espère que tout ceci vous passionnera autant que moi (j’adore l’Histoire) et vous donnera envie d’en apprendre davantage encore sur cette série que je compte bien finir un jour…

Commençons par un petit aperçu global d’Oniris.

A quoi ressemble Oniris ?

C’est très simple. Imaginez une pièce de monnaie (ou une pizza, selon votre préférence) posée à l’horizontale, en suspension dans le vide.

Maintenant imaginez une aiguille (à coudre ou à tricoter, choisissez la taille la plus adaptée) piquée verticalement en plein milieu, de façon à ce qu’il y ait la même longueur au dessus qu’au dessous. L’aiguille en question est translucide et émet une lueur rouge.

Vous y êtes ? Bravo. Voici Oniris.

Petit traité d'oniriologie #1 : Introduction à l'oniriologie
C’est joli, non ?

 

Pour entrer un peu plus dans les détails, la face supérieure de la pièce (le côté garniture de la pizza…) s’appelle la surface. La face inférieure (le côté pâte) s’appelle la sousface. Et l’aiguille, c’est le Cœur.

Comment fonctionne Oniris ?

C’est là que ça se corse un peu…

Comme je l’ai déjà expliqué plus haut, nous autres humains avons l’habitude de rêver quand nous dormons. Dans ces moments-là, notre esprit part pour un petit voyage à la surface d’Oniris, où on nous appelle les Rêveurs. Nous sommes en général inconscients de ce qui nous entoure, parce que notre cerveau nous enferme dans une espèce d’hallucination à base d’idées et d’images dont il ne sait que faire – le rêve.

C’est là que le Cœur intervient. Il capte ce trop plein d’idées et le transforme en énergie, qu’il redirige vers les endroits qui en ont besoin. En effet, tout Oniris fonctionne à l’énergie onirique, c’est-à-dire, pour faire simple, à l’imagination. Elle est nécessaire pour maintenir tous les habitants d’Oniris en vie, pour que les sols restent fertiles, ou encore comme source de pouvoir pour les magiciens ou équivalents.

Parfois, il nous arrive de faire des cauchemars. Attentions, je ne parle pas là de simples mauvais rêves, mais de véritables cauchemars, liés à un traumatisme ou à une pathologie. Les idées qui y sont associées sont particulièrement destructrices, et nocives pour les Oniriens. Dans ces cas-là, le Cœur expédie le Rêveur vers la sousface, laquelle est totalement isolée de la surface. Là, il peut se décharger de ses idées noires, sans risquer de contaminer le reste d’Oniris. La sousface est peuplée de monstres générés spontanément par des concentrations d’énergie nocive.

Toute l’énergie captée par le Cœur n’est pas utilisée ; le reste est donc stocké en attendant une utilisation ultérieure. Quand la quantité d’énergie stockée est suffisante, soit à peu près tous les cent ans (en moyenne ; dans les faits ça peut varier en fonction du nombre de Rêveurs, du temps qu’ils passent à rêver, et de la quantité d’énergie utilisée par Oniris), le Cœur initie un processus aboutissant à la création d’une nouvelle société à la surface. Ce processus, aussi appelé la Course, est l’objet de la série, donc je ne m’étendrai pas dessus. Sachez simplement que tous les cent ans, trois Rêveurs sont choisis pour devenir des Prétendants ; parmi ces trois, un seul aura le privilège de devenir le Fondateur d’une nouvelle société créée selon ses souhaits.

Dernier petit détail au passage : le temps s’écoule cinq fois plus vite sur Oniris que dans notre monde.

Qui sont les habitants d’Oniris ?

On les appelle les Oniriens, et leur seul point commun à tous est qu’ils ne rêvent pas.

A part ça, la plupart ressemblent beaucoup à des humains, mais pas tous. La plupart parlent l’onirien, même si ce n’est pas forcément leur langue maternelle. Certains ont des pouvoirs spéciaux, d’autres non. Tout dépend, en fait, de la société à laquelle ils appartiennent, c’est-à-dire, en définitive, de l’imagination de leur Fondateur.

Et la carte, alors ?

C’est simple : il n’y a pas de carte.

Pas parce que je n’ai pas envie de la dessiner – au contraire, c’est un truc que j’adore faire, dessiner des plans – mais parce que ce n’est pas possible.

En effet, Oniris est ce qu’on pourrait appeler un univers à géographie variable. Concrètement, les différentes régions -qui accueillent chacune une société- se déplacent sans cesse les unes par rapport aux autres. On appelle ce phénomène la dérive. Pour permettre le déplacement, les régions sont aussi obligées de se déformer, même si elles restent toujours d’un seul bloc. Le centre de la région ne va en général pas être trop affecté, mais la périphérie est soumise à de nombreux changements – les distances peuvent doubler en quelques jours, sans parler des voisins qui changent sans arrêt.

En général, les régions sont assemblées autour du Cœur, et entourées d’un océan qui s’étend jusqu’aux bords de la surface ; mais il n’est pas rare que certaines régions se détachent temporairement du lot pour former une île avant de réintégrer le groupe un peu plus tard.

Autant vous dire qu’il n’est pas aisé de voyager dans ses conditions…

Et voilà pour la découverte d’Oniris. Je vous donne rendez-vous très bientôt pour le prochain article du Petit Traité d’Oniriologie, qui portera sur la première société visitée par les personnages de la série : Sinouhé.


Crédits image :

  • Dickens’Dream, tableau inachevé de Robert William Buss, en 1875
  • Oniris façon pizza, réalisation personnelle, et si vous le trouvez vraiment beau, vous avez même le droit de me le piquer ^^
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s