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Vive la PAL ! – Septembre 2017

Voici venu le moment du Bilan lecture, comme tous les premiers mercredis du mois ! On va déjà terminer le bilan des lectures de l’été, avant de parler de celles de septembre…

Les livres lu cet été (3ème partie)

Ayesha #1 : Le peuple turquoise, de Ange

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Ce roman traînait depuis un moment sur ma liseuse, je me suis enfin décidée à le lire. C’est plutôt bien écrit, et l’intrigue est intéressante à suivre, avec pas mal de rebondissements qui donnent envie de continuer. Par contre, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages, et la « révélation » finale était très prévisible.

Ce roman valide les points 18 (francophone non grenouille), 21 (roman à quatre mains), 23 (le titre contient une couleur) et 47 (fantasy sans magie) du challenge « Vive la PAL ! »

La Tour de Babylone, de Ted Chiang

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Un recueil de nouvelles très éclectique. J’ai globalement beaucoup apprécié l’écriture soignée, le souci du détail, et les ambiances très différentes d’une nouvelle à l’autre. Parmi mes préférées, il y a :

  • L’histoire de ta vie, qui a inspiré le film Premier Contact. Deux approches très différentes du même concept de base et qui se complètent. Un conseil si vous êtes intéressés : commencez par le film, parce que celui-ci utilise comme twist un élément qui est révélé dès le début de la nouvelle.
  • Soixante-douze lettres, une sorte de steampunk à la sauce golem. Le mélange surprend mais fonctionne très bien, et j’ai adoré la conclusion.
  • L’évolution de la science humaine, qui sous la forme d’un court article présente une société divisée par les progrès de la science.
  • Aimer ce que l’on voit : un documentaire ; présentée sous forme de documentaire, comme son nom l’indique, cette nouvelle fait réfléchir intelligemment sur l’image et l’influence qu’elle peut avoir dans nos relations avec les autres.

Ce recueil valide les points 1 (recueil de nouvelles), 31 (plusieurs points de vue, pour Aimer ce que l’on voit : un documentaire), 43 (se déroule dans le passé, pour La Tour de Babylone) et 50 (« roman » à message, pour Aimer ce que l’on voit : un documentaire) du challenge « Vive la PAL ! »

Le livre des choses perdues, de John Connolly

J’ai beaucoup aimé cette lecture même si j’ai été surprise par la tonalité très sombre et la dureté des sujets abordés (maladie puis décès d’un parent, difficulté à accepter le remariage de l’autre, évocation d’affaires de pédophilie, etc.). Le personnage principal est intéressant à suivre et attachant malgré ses défauts ; j’ai beaucoup aimé suivre son évolution. L’univers, basé sur les contes, est cruel mais fascinant. Je conseille la lecture mais pas avant l’adolescence.

« Il était une fois – car c’est ainsi que toutes les histoires devraient débuter – un petit garçon qui avait perdu sa mère.

A vrai dire, il avait commencé à la perdre voilà bien longtemps. »

Ce roman valide les points 15 (a gagné un prix : Grand Prix de l’Imaginaire 2010), 28 (personnage principal de moins de 15 ans) et 43 (se déroule dans le passé)  du challenge « Vive la PAL ! »

Un abandon et un hors challenge

Vous noterez que la suite de Rama, de Arthur C.Clarke, n’apparaît pas dans cette liste, alors que j’annonce mon intention de le lire depuis une éternité… En effet, j’ai fini par abandonner la lecture. Je n’arrivais ni à m’intéresser à l’intrigue, ni à m’attacher aux personnages. Arrivée à la moitié du roman, j’avais encore l’impression que rien ne s’était vraiment passé, et la narration des dizaines d’années d’attente des personnages m’ennuyait plus qu’autre chose. De plus, la suite semblait se diriger vers une analyse plus sociale de l’humanité, alors que les deux premiers romans étaient centrés sur la découverte d’un monde extra-terrestre ; bref, tout ça ne m’attirait guère, j’ai cessé de m’acharner.

En revanche, j’ai relu avec plaisir un roman que j’avais dévoré à l’adolescence, mais qui ne relève pas du tout des littératures de l’imaginaire : Contagion, de Robin Cook. Un thriller dans le milieu médical avec comme personnage principal un médecin légiste réfractaire à l’autorité…

Les livres lus en Septembre

Grandir, tome 1 de La Bibliothèque, de Pauline Deysson

Un roman qui mêle magie et poésie d’un côté, dystopie et technologie de l’autre. J’ai aimé la confusion qui règne entre rêve et réalité tout au long du récit. L’univers dépeint est très fouillé et intéressant. La construction du récit est originale, mais un peu maladroite ; elle tend à faire perdre le fil rouge de l’intrigue au lecteur et nuit un peu à l’attachement aux personnages.

Retrouvez ici ma chronique détaillée.

« Je t’attends, apprenti, murmura la Bibliothécaire. Ensemble, nous sauverons les hommes et les rêves. »

Ce roman valide les points 5 (auto-édité), 17 (autrice), 18 (francophone non grenouille), 23 (le titre est un seul mot), 27 (protagoniste surnaturel ni vampire ni garou), 28 (personnage principal de moins de 15 ans), 36 (roman sans romance),  40 (se passe en mer en grande partie – un quart du roman environ) et 45 (internet/réseaux sociaux jouent un rôle important) du challenge « Vive la PAL ! »

La justice de l’ancillaire, tome 1 des Chroniques du Radch, d’Ann Leckie

J’ai particulièrement apprécié ce roman très surprenant au premier abord. En effet, le style est perturbant au début, avec l’utilisation systématique du féminin pour désigner les personnes humaines. Au final, ont sait rarement avec certitude si elles sont mâle ou femelle… Mais on finit par ne plus y prêter attention et se concentrer sur les personnages par rapport à leur caractère et leurs actions, et non par rapport à leur genre. L’intrigue est très prenante, ce qui est accentué encore par la mise en parallèle de deux époques ; j’ai beaucoup aimé l’utilisation très réussie du point de vue particulier de l’ancillaire. Seul bémol : plus on avance, et plus certains éléments de l’intrigue deviennent confus ; sur la fin, j’avais beaucoup de mal à suivre ce qui se passait, faute d’explications claires (et aussi d’incises dans les dialogues…).

« Elle devait être mâle, à en juger par les motifs anguleux qui parsemaient sa chemise. Je n’en étais pas absolument certain. Ça n’aurait pas eu d’importance, si j’avais été dans l’espace du Radch. »

Ce roman valide les points 15 (a gagné un prix : Hugo 2014, Locus 2014, Nebula 2013), 17 (autrice),  20 (classique de la SFFF), 30 (perso principal sort des standards : l’IA d’un vaisseau spatial), 36 (roman sans romance) et 49 (écrit à la première personne) du challenge « Vive la PAL ! »

Tempétueuse Sylvine, tome 1 d’Une autre vie à Citara, de Nathalie Bagadey

Mon gros coup de cœur de cette fin de mois. J’attendais la sortie de ce roman depuis un moment, et je n’ai pas été déçue. On retrouve l’écriture très belle et fluide de Nathalie Bagadey. L’univers dépeint est très réussi, à la fois simple à appréhender, bien pensé et original, avec quelques termes inventés qui immergent le lecteur sans jamais le perdre, et la présence discrète mais indéniable de la magie. J’ai beaucoup aimé les personnages, très attachants (mention spéciale à Schnippy !) et profonds ; même les plus antipathiques ont leurs qualités. Surtout, je suis admirative de la façon dont l’autrice a mené son intrigue ; certains choix qui semblent incongrus au départ prennent tout leur sens sur la fin – laquelle m’a énormément remuée. Bref, à lire absolument !

« Alors que son corps ploie sous l’impact, que son regard déjà vitreux fixe la belle lune ronde, lui vient alors une dernière pensée pour ce monde qu’elle chérit tant. Pour Citara.

Impassible, l’astre projette sa lumière froide sur la jeune fille étendue sans connaissance tandis que la brume tourbillonne autour de celle-ci, en une danse lente et sinueuse. »

Ce roman valide les points 3 (publié en 2017), 5 (auto-édité), 17 (autrice) et 19 (grenouille) du challenge « Vive la PAL ! »

Et voilà pour ce bilan lecture ! J’espère réussir à trouver du temps bientôt pour rédiger une chronique plus complète des deux derniers, mais je ne promets rien…

Et vous, qu’avez-vous lu ce mois-ci ?

4 commentaires sur “Vive la PAL ! – Septembre 2017

    1. Oui, c’est le gros problème avec les séries… Ceci dit, je trouve que pour celle-ci le tome 1 peut se suffire à lui-même. On ne termine pas sur un gros suspense, et si on a envie de lire la suite c’est plus pour le plaisir de prolonger l’expérience que par obligation pour finir l’histoire.

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