L'enfant des lions

Le frère des lions : Avant/Après #03

On redémarre cette série pour montrer quelques unes des corrections apportées au roman grâce aux retours de mes bêta-lectrices de choc !

Chapitre 3

Marco et Fany ont rencontré Papa et Tonton, deux lions doués de le parole. Les félins les obligent à les suivre…

Avant

Finalement, ils arrivent dans un petit village. Toutes les maisons sont cassées ; il manque soit le toit, soit un mur, soit les fenêtres. Certaines ont même des arbres à l’intérieur, avec les branches qui ressortent à travers les murs. Le sol est plein de trous lui aussi. Ils sont énormes. Il y a des os partout, et même des squelettes entiers. Fany se serre contre Marco. Elle a peur des squelettes, on dirait des fantômes.
— C’est vous qui avez mangé tous ces gens ? demande Marco.
— Non, répond Papa. On aurait bien aimé mais c’était déjà comme ça quand on est arrivés.
Ils continuent à marcher jusqu’à un énorme baobab. Fany connait bien ces arbres, il y en a un à Banikoara où elle va souvent jouer. Il a une forme rigolote de bouteille avec des branches plantées dans le bouchon. Mais celui-ci est beaucoup plus gros. Quelqu’un a découpé une porte et des fenêtres dans l’écorce, et creusé une maison dans le tronc. Papa entre, et les autres le suivent.
Il fait noir à l’intérieur. Heureusement, Marco a toujours sa lampe ; il éclaire petit à petit toute la pièce. Elle est immense, en forme de rond. Il y a des anneaux accrochés au plafond ; il devait y avoir des rideaux pour faire des pièces avant. C’est rempli de lions. Il y a des femelles, mais aussi plein de bébés, qui plissent les yeux quand ils sont dans la lumière de la lampe. Tous sont allongés les uns sur les autres le long des murs en écorce. C’est trop mignon !

Les soucis

On se concentre ici sur les descriptions : j’utilise trop les verbes être et avoir, ainsi que l’expression « il y a », si bien qu’elle manquent de relief. Comme on est du point de vue de Fany, j’ai voulu garder un langage simple pour respecter la façon de parler d’un enfant de cinq ans, mais en réalité les enfants de cinq ans ont un vocabulaire suffisamment riche pour éviter l’abus de ces verbes souvent qualifiés de faibles ou ternes – et ainsi éviter les répétitions de tournure qui se sentent à la longue

Les corrections

Je me suis efforcée de reformuler les phrases pour limiter les occurrences de être et avoir, et de varier un peu plus le vocabulaire tout en restant dans du langage simple.

Vous remarquerez aussi au passage une légère modification de la réponse des lions, reflet d’un affinement sur le fond (différenciation plus marquée entre les lions et correction de leur rapport à la nourriture) qui a impacté l’ensemble du roman, généralement par de simples points de détail comme celui-ci.

Après

Finalement, ils arrivent dans un petit village en ruines. À chaque maison il manque soit le toit, soit un mur, soit les fenêtres. Certaines ont même des arbres à l’intérieur, avec les branches qui ressortent à travers les murs. Le sol est plein d’énormes trous lui aussi. Il y a des os partout, et même des squelettes entiers. Fany se serre contre Marco. Elle a peur des squelettes, on dirait des fantômes.
— C’est vous qui avez mangé tous ces gens ? demande Marco.
Papa le regarde avec de grands yeux.
— Pourquoi on aurait fait ça ?
— On aurait bien aimé, intervient Tonton, mais c’était déjà comme ça quand on est arrivés.
Quel méchant, celui-là, alors !
Ils traversent la moitié du village, en contournant les trous et en enjambant des os, jusqu’à un énorme baobab qui donne sur la place centrale. Fany connaît bien ces arbres, il y en a un à Banikoara où elle va souvent jouer. Il a une forme rigolote de bouteille avec des branches plantées dans le bouchon. Mais celui-ci est beaucoup plus gros. Quelqu’un a découpé une porte et des fenêtres dans l’écorce, et creusé une maison dans le tronc.
Il fait noir à l’intérieur. Marco balaye la pièce avec sa lampe. Elle est toute ronde. Des anneaux pendent au plafond ; il devait y avoir des rideaux pour faire des pièces avant. Des lions sont allongés les uns sur les autres le long des murs en écorce : des femelles, mais aussi plein de bébés, qui plissent les yeux à cause de la lumière de la lampe. C’est trop mignon !

La prochaine fois, je vous montrerai un truc génial pour diminuer la longueur d’un roman. (Enfin, ça marche surtout si vous avez le même tic que moi…)

2 commentaires sur “Le frère des lions : Avant/Après #03

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