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Pouvoirs, Marièke Poulat

Titre : Pouvoirs

Auteur : Marièke Poulat

Editeur : Autoédité

Illustrateur : Tiphs

Nombre de pages : 255

Quatrième de couverture :

La famille Sora est une famille sorcière très réputée de la ville-nuage de Cumulus, située à plusieurs kilomètres au dessus de notre monde.

Cléalia Sora a 16 ans quand Amalia, de deux ans son aînée, revient de son Apprentissage, titulaire du titre de Sorcière. Tout oppose les deux soeurs. Cléalia ne sait pas maîtriser ses pouvoirs, Amalia est très douée. Cléalia refuse l’autorité et les choix de ses parents, Amalia ne les questionne pas. Cléalia rêve de découvertes, Amalia, de stabilité.

Dépassée par la pression et la jalousie qu’elle éprouve, Cléalia fugue et atterrit par erreur dans notre monde – un monde qu’elle a toujours voulu comprendre. Elle décide d’y faire son Apprentissage, coûte que coûte. Cette décision va changer sa vie et celle de sa soeur.

Pour ceux qui aiment :

  • Kiki la petite sorcière
  • Les romans initiatiques
  • Les histoires de frangines

Vous n’y trouverez pas :

  • De créatures surnaturelles
  • De combat du bien contre le mal
  • De pains au chocolat !! (mais des chocolatines…)

Mon avis :

Avant toute chose, je remercie Marièke d’avoir eu la gentillesse de m’offrir son roman !

J’ai globalement bien aimé la lecture de ce roman ado, mais je dois avouer qu’au départ j’ai eu du mal à rentrer dedans.

Le premier chapitre est, je pense, un peu maladroit ; il cherche à trop en dire trop vite. Croqués en quelques lignes à peine, les personnages apparaissent très caricaturaux. Les relations entre eux suivent un peu le même chemin. Des informations sur le monde sont glissées un peu à la va-vite dans tout ça. Si bien qu’à la fin du chapitre, au moment de l’élément déclencheur – la fugue de Cléalia, on peine à être convaincu. Je pense que ce chapitre aurait gagné à être rallongé, et peut-être même coupé en deux, pour donner au lecteur le temps d’apprivoiser les personnages et l’univers avant de tout chambouler.

Je passe rapidement sur les chapitres suivants, avec lesquels j’ai eu un peu de mal – mais là c’est tout à fait subjectif. En effet, Cléalia commence sa découverte de la culture française par… le football. Et, comment dire, moi, le foot… Bref. Un point qui m’a un peu gênée dans ces chapitres, aussi, c’est la réaction totalement irresponsable de tous ces gens face à une gamine de 16 ans qui reconnaît avoir fugué de chez elle.

Passé ces premiers chapitres, en revanche, l’histoire s’installe et on prend de plus en plus de plaisir à suivre les aventures de Cléalia. J’ai été surprise à plusieurs reprises par les évolutions de l’intrigue, et j’ai eu un véritable coup de cœur pour la fin – sur laquelle je ne m’étendrai pas pour ne pas spoiler. Disons seulement qu’elle clôture très bien le roman, d’une façon à laquelle je ne m’étais pas attendue, tout en étant porteuse d’un joli message.

J’ai bien aimé les personnages, en particulier Clalia, très attachante, et qui suit une très jolie évolution tout au long du roman. Par contre, j’ai parfois eu du mal à me rappeler qu’elle avait seize ans – surtout dans la première moitié, elle me paraissait plutôt avoir treize ou quatorze ans. Etant l’aînée de ma famille, je me suis un peu reconnue dans Amalia sous certains aspects, et j’ai trouvé la relation entre les deux sœurs – mélange d’affection et de rivalité – plutôt bien rendue. Madame Eliane est un personnage très intéressant également, pour lequel on ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine compassion.

Le peu que l’on voit du Monde Intemporel – univers des sorciers – est intéressant et semble bien pensé, mais j’ai regretté de ne pas en voir davantage, c’est un petit peu frustrant.

Les thématiques abordées sont sympathiques et tout à fait adaptées à un lectorat adolescent : acceptation de la différence, relations au sein de la famille, amitié, nécessité de trouver sa propre voie pour s’épanouir, recherche de l’indépendance… Autant de thèmes qui poussent à la réflexion et dans lesquels ils se reconnaîtront sûrement.

Au final, donc, un roman sympathique, qui mérite qu’on s’accroche sur le début un peu plus difficile parce que la suite vaut le détour, ne serait-ce que pour l’évolution de Cléalia.

Pour allez plus loin, vous pouvez :

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