Rencontres et festivals

Raconte-moi ton Camp NaNo : Zsi

Comme promis, voici donc un dernier interview surprise dans la série « Raconte-moi ton Camp NaNo », avec Zsi !


Articles de la série « Raconte-moi ton Camp NaNo : avril 2016 »


Bonjour Zsi, comment vas-tu ? Bienvenue chez moi, installe-toi confortablement…

Bonjour et merci à toi pour cette interview !

Le plaisir est pour moi ! Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Et bien il n’y a pas grand-chose à savoir sur moi, en vérité. J’ai tout juste 21 ans, j’habite dans le Nord de la France et je ne sais pas du tout quoi faire de ma vie ! En fait, tout ce que je sais, c’est que je veux écrire, et ça ne m’avance pas beaucoup.

C’est déjà super, de vouloir écrire… En avril, tu as participé au Camp NaNo ; c’était ta première participation à un événement NaNoWriMo ?

Non, j’ai participé au NaNo en novembre 2013. J’avais d’ailleurs atteint les 50 000 mots sans savoir comment. Après ça, plus rien jusqu’en 2016, faute de temps et d’un bon coup de pied dans le postérieur.

Qu’est-ce qui t’a poussée à relever le défi ?

Je crois que le défi, pour moi, n’était pas de réussir à atteindre X mots, d’ailleurs j’ai pris un tout petit objectif. Je voulais me confronter à mes défauts, et ils sont légion. Je ne suis pas un être sociable, je ne sais pas parler avec les gens et m’intégrer à un groupe (voir ma participation ridicule sur le forum). Ça, c’est le premier défaut. Le deuxième, c’est mon terrible souci de confiance en moi, qui me tire vers l’arrière. Je dois me plier à des efforts incommensurables pour ne serait-ce que parler aux gens de mon projet, et même pour me relire, parce que j’ai trop honte de moi. Alors je me suis dit que j’étais vraiment trop pathétique et que, peut-être, le Camp NaNo pourrait m’aider un petit peu à me confronter à moi-même et aux autres. Et me forcerait à avancer en ignorant cette satanée petite voix dans ma tête.

Un sacré défi, en effet. Peux-tu nous parler de ton projet un petit peu quand même ?

C’est donc là que ça devient gênant pour moi héhé. Rien de folichon, en fait. Une histoire de fantasy dans laquelle le personnage principal est une princesse que l’on fait passer pour un prince, et qui décide un jour de prendre son destin en mains.

Je suis sûre que c’est très intéressant ! Quel objectif t’étais-tu fixé ?

10 000 mots, à peu près ce que j’avais écrit le mois d’avant. Comme je l’ai dit, ce n’était pas tellement le nombre de mots qui m’importait.

Comment s’est déroulé le mois ?

En dents de scie. Le fait est que, pendant ces moments-là, je vis complètement pour mon histoire, alors je passe beaucoup plus vite d’un état de motivation extrême au désir de rejeter tout ce que j’ai écrit et imaginé dans les ténèbres de la corbeille. Ce n’était pas facile de me confronter chaque jour à une image de moi-même que je ne trouvais pas très reluisante… Pourtant, et je ne sais pas si c’est par pur masochisme, j’adore penser tout le temps à mes personnages, les trimballer avec moi, penser à ce qui pourrait leur arriver. J’adore me réveiller à 3 heures du matin avec une idée que je ne dois surtout pas laisser passer, même si le lendemain matin je la trouve nulle. Et j’adore ces moments où la motivation revient avec une phase difficile. On est dans une ambiance où le cerveau bouillonne et ça fait beaucoup de bien.

Et alors, au final, objectif atteint ?

En terme de mots, oui. J’ai beaucoup avancé au début du mois et puis après, plus de temps pour écrire. J’ai terminé mais difficilement.
Au niveau de la correction de défauts, par contre… CA-TA-STRO-PHE. Je n’arrive décidément pas à me sociabiliser, et impossible pour moi de poster mon avancement dans la cabine (les A-Z phrases notamment, arg, torture !) alors que je voulais le faire, parce que chaque relecture me donnait envie de jeter mon PC par la fenêtre. D’ailleurs, la fin du mois d’avril et le début de mai ont été un peu difficiles, j’ai perdu le peu de foi en moi-même que j’avais encore, mais en fait ça va.
Bilan plutôt positif même si j’ai encore du travail qui m’attend. Cette fois j’ai envie de continuer avec ce projet alors qu’en 2013, je me suis rendu compte que ce n’était pas la peine, et il n’en reste qu’une dépouille décomposée dans les abysses de mon disque dur.

Je suis d’autant plus heureuse que tu aies accepté de répondre à cet interview ! Et maintenant, quelle va être la suite des événements ? Corrections, début d’un autre projet… ?

Je vais continuer ce projet, même si j’en ai d’autres dans la tête. L’objectif pour moi n’est pas de faire plein de trucs différents, c’est d’aller au bout de celui-là, et on verra après pour les autres. Je sais qu’il faut que je m’accroche sinon je n’y arriverai jamais.

Penses-tu participer à nouveau au Camp NaNo, peut-être en juillet ? Pourquoi ?

Je ne sais pas, tout simplement parce que je n’ai aucune idée de ce que je ferai en juillet. Normalement, je ne fais rien et je suis tranquille, sans personne dans mes pattes. Si c’est le cas, je serais contente de le faire si j’arrive à me botter le train.

Merci beaucoup de t’être prêtée à cette petite interview ! Un dernier mot pour la fin ?

Et bien encore merci à toi pour tes questions et pardon pour mes lamentations, promis je me soigne… enfin j’essaye.


Crédits image : Interview de zsoolt publiée sous licence CC BY-NC 2.0.

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