Publié dans Flammèche

Flammèche ou la quête du doudou dragon

Il est temps que je vous parle un peu plus de mon cher petit Flammèche… Ce projet tout neuf me permet de faire une pause sur L’enfant des lions et Oniris, qui l’un comme l’autre m’occupent l’esprit depuis assez longtemps pour avoir besoin de changer d’air. Et il me permet aussi d’écrire pour une nouvelle tranche d’âge chez les enfants, les 6-8 ans, ce qui est très intéressant.

Qu’est-ce que ça raconte ?

Flammèche est le doudou dragon de la princesse Mira – un doudou magique, évidemment, puisqu’on se trouve au pays des contes de fées. Mais voilà que Mira entre à la grande école des princesses. Pour Flammèche, c’est la catastrophe : Mira ne l’emmène plus à l’école avec elle, et pire encore, elle se fait des copines sans lui… Jusqu’au jour où la petite princesse et sa nouvelle meilleure copine, Louna, se font enlever au beau milieu d’un goûter. Flammèche va devoir s’associer avec Coco, le doudou licorne de Louna, pour retrouver les deux fillettes… et trouver enfin sa place dans la nouvelle vie de Mira.

Pour ceux qui aiment :
◦ les histoires de doudous
◦ les histoires d’amitié
◦ les contes de fée

Vous n’y trouverez pas :
◦ de héros sans défaut
◦ de prophétie
◦ de prince charmant

Mais encore ?

C’est un petit roman pour les enfants de 6 à 8 ans. Pour ne pas décourager mes petits lecteurs, il va falloir que je veille à ne pas faire trop long, ce qui est un vrai défi pour moi. J’espère aussi que les plus grands lecteurs pourront aussi y trouver leur compte, en faisant appel à leurs souvenirs d’enfance. En tout cas, il s’agit d’un one-shot.

Ce roman aborde deux thèmes en particulier. D’abord, il y a la relation de l’enfant avec le doudou, qui change naturellement à mesure que l’enfant grandit. Ensuite, il y a l’amitié, et notamment l’idée qu’en amitié l’exclusivité n’est pas bonne ; il faut savoir se faire d’autres amis et accepter de les partager avec d’autres.

Comme je l’expliquais brièvement en préambule à ma nouvelle « Le doudou », Flammèche et Mira existent déjà depuis un moment. Mais à la base, c’était Mira le personnage principal, et Flammèche n’était qu’un doudou ordinaire. Je prévoyais une série de petites histoires intitulée « Mira, la princesse des chipies », qui raconterait à chaque fois de nouvelles bêtises inventées par la fillette. Et puis, en écrivant L’enfant des lions, je me suis de plus en plus amusée à écrire le point de vue de Mister Fox, le doudou de Fany, et j’ai commencé à me dire qu’il serait intéressant d’exploiter le personnage de Flammèche de la même façon, en racontant les bêtises de Mira de son point de vue. De fil en aiguille, le doudou s’est animé. J’ai imaginé l’histoire qui a servi de base à ma nouvelle Le doudou, sauf que c’était Flammèche qui partait affronter le méchant dragon. Quelques réajustements plus tard, on obtient l’histoire de Flammèche ou la quête du doudou dragon.

 Un petit extrait ?

Voici le premier chapitre du roman (attention, c’est du premier jet tout juste relu) :

Il existe toutes sortes de doudous différents dans le monde : des doudous lapins, des doudous poupées et des doudous oursons ; des gros, des petits et des géants ; des poilus et des tous nus.

Mais il y a une sorte de doudous qu’on ne trouve nulle part ailleurs que dans le pays des contes de fées : les doudous magiques.

Flammèche était le doudou de la princesse Mira. Un beau doudou dragon en peluche, au poil violet tout doux, avec des ailes et une crête vertes, et même une petite langue de feu en feutrine. La gentille fée du royaume l’avait offert à la princesse Mira le jour de sa naissance, et depuis, ils étaient inséparables : jeux, siestes, promenades et bêtises, ils faisaient tout ensemble.

Aussi, Flammèche était tout excité à l’idée d’accompagner Mira pour le jour de la rentrée. La petite princesse avait six ans : pour la première fois, elle allait à la grande école des princesses.

Quelle ne fut pas sa déception quand, au moment de monter dans le carrosse, la nourrice royale se tourna vers lui et déclara :

— Je suis désolée, Flammèche, tu n’as pas le droit de venir.

Le doudou ouvrit de grands yeux.

— Mais ze doit accompagner la princesse Mira !

Il grimaça en s’entendant. Dur de parler sans zozoter quand on a une flamme de tissu cousue au fond de la gueule… La nourrice mit les poings sur les hanches et répliqua :

— C’est comme ça. Les doudous ne sont pas acceptés à la grande école.

— Mais pourquoi ? s’étonna Mira.

— Parce que les grandes filles n’ont pas besoin de doudou.

Flammèche secoua sa langue de feu, contrarié. S’il s’était agi d’une vraie flamme, et non d’un morceau de feutrine, il lui aurait bien roussi les pieds, à la nourrice ! Pas besoin d’un doudou, et puis quoi encore ? Heureusement, Mira n’était pas du genre à se laisser faire comme ça. La fillette plissa les yeux et tapa du pied par terre.

— Je suis la princesse ! J’exige que mon doudou m’accompagne !

La nourrice croisa les bras, têtue.

— Princesse ou pas c’est la même chose. C’est interdit.

— Je m’en fiche ! Il vient avec moi !

À ce moment-là, la reine arriva près du carrosse.

— Que se passe-t-il ? demanda-t-elle. Pourquoi n’êtes vous pas encore parties ?

— C’est à cause de Nounou ! s’exclama Mira.

— Oui, renchérit Flammèche. Elle ne veut pas que z’aille à la grande école avec la princesse !

Le doudou était rassuré : tout allait rentrer dans l’ordre. La nourrice n’oserait quand même pas désobéir à la reine. Mais à sa grande surprise, cette dernière était du même avis !

— Bien sûr, répondit-elle. Les doudous ne sont pas admis à la grande école.

— Mais… commença Mira.

— Tu n’as pas envie que tes camarades te prennent pour un bébé, n’est-ce pas ?

— Je ne suis pas un bébé ! Et je veux emmener Flammèche !

— Assez discuté ! se fâcha la reine. Tu vas finir par arriver en retard à l’école. Ton doudou restera ici, et puis c’est tout !

Pour appuyer ses paroles, elle attrapa Flammèche et le serra dans ses bras. Le doudou essaya de se dégager, tandis que Mira tendait les bras vers lui pour le récupérer.

— Si vous n’obéissez pas tout de suite, gronda la reine, je dirai à Nounou de le mettre dans la machine à laver !

— Non ! s’exclamèrent aussitôt Flammèche et Mira.

Le doudou détestait la machine à laver. C’était tout mouillé, et ça lui donnait le tournis pendant des heures. Mais le pire, c’était cette odeur de savon qui le suivait à la trace pendant des jours ! Cela diminuait ses pouvoirs de doudou, et il avait beaucoup plus de mal à endormir sa princesse adorée.

Les larmes aux yeux, Mira monta dans le carrosse. Elle resta à la fenêtre à faire de grands signes jusqu’à ce que le véhicule ait quitté la cour du château. Ensuite seulement, la reine reposa Flammèche par terre. Le cœur gros, le doudou se résigna à aller attendre dans la salle de jeux. Pauvre petite princesse, se lamenta-t-il. Qu’allait-elle devenir sans lui ?


Crédits : les dessins sont de moi, merci de ne pas les réutiliser.

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Auteur :

Autrice et lectrice, je vous parle de mes écrits et de mes coups de cœurs.

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