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Le Roi des Fauves, Aurélie Wellenstein

Titre : Le Roi des Fauves

Auteur : Aurélie Wellestein

Illustrateur : Aurélien Police

Editeur : Scrinéo

Nombre de pages : 352

Quatrième de couverture :

Accusés de meurtre, Ivar, Kaya, et Oswald sont injustement condamnés à un sort pire que la mort. Enfermées dans un royaume en ruines, coupés du monde, il leur reste sept jours d’humanité. Sept jours pendant lesquels le parasite qu’on leur a inoculé va grandir en eux, déformant leur corps et leur esprit pour les changer en monstres, en bersekirs, ces hommes-bêtes enragés destinés seulement à tuer ou à être tués.

Pour ceux qui aiment

  • Les histoires assez sombres
  • Les ambiances nordiques
  • Les personnages profonds et qui évoluent

Vous n’y trouverez pas

  • De fées ou autres créatures enchantées
  • Une fantasy classique avec des magiciens et des dragons
  • Une abondance de personnages

Mon avis

A nouveau un roman dont j’avais pu avoir, de loin, un aperçu du déroulement des corrections, sans connaître toutefois les détails de l’histoire.

Je savais qu’il fallait s’attendre à quelque chose d’assez sombre, et je craignais que ce soit un peu trop dur pour moi. Finalement, bonne surprise : Aurélie Wellenstein a su trouver le juste équilibre, avec des passages parfois assez violents, physiquement ou psychologiquement, mais sans jamais tomber dans le gore ou la violence gratuite. On tremble pour et avec les personnages, mais on ne fait pas de cauchemars derrière. ^^

L’univers dépeint est lui-même dur ; dès le départ, on se place dans la peau de ces ados qui souffrent de la faim, on devine très vite que la société est plus ou moins féodale, avec des puissants qui abusent de leur pouvoir. On n’en apprendra pas beaucoup plus, à l’exception de ce qui touche au cœur de l’histoire : les berserkirs, ces hommes-bêtes privé de leur raison et de leur liberté. Paradoxalement, je trouve qu’il s’en dégage aussi une certaine poésie, une célébration de la nature sauvage. Car les monstres ne sont pas forcément ceux qu’on croit.

L’intrigue, relativement simple mais prenante, se concentre essentiellement sur l’évolution du jeune Ivar, sa lutte contre l’animal qui s’éveille en lui et l’influence de cette malédiction sur ses relations avec ses deux amis. C’est aussi ce qui fait toute la force de ce roman, ces personnages tous différents, qui réagissent d’une façon très crédible à la situation extrême qu’ils sont en train de vivre. Par moments, on a sérieusement envie de les attraper pour les secouer un bon coup, ou de les baffer, mais ils sont tellement vrais qu’on ne peut pas les imaginer réagir autrement.

Je ne m’étendrai pas sur la fin pour ne pas spoiler, mais je dois dire qu’elle m’a beaucoup retournée, et je n’arrive toujours pas à déterminer si c’est une fin « heureuse » ou pas… ni si j’approuve les choix des personnages. Mais c’est ça qui fait que le roman reste en tête longtemps après la lecture. On ne peut pas s’empêcher de se demander : qu’est-ce que j’aurais fait dans la même situation ?

Bref, un roman très prenant, avec une ambiance sombre et des personnages très réussis, que je conseille vivement.

MAJ 14/10/2015 : Une raison supplémentaire de découvrir ce très bon roman : il vient de recevoir le Prix des Halliennales 2015 !(Le site du festival / La page Facebook du prix)

MAJ 02/05/2016 : Le Roi des Fauves est nominé au Grand Prix de l’Imaginaire, dans la catégorie Roman jeunesse francophone !

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Un commentaire sur “Le Roi des Fauves, Aurélie Wellenstein

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