Publié dans L'enfant des lions

Genèse de l’Enfant des lions

L’enfant des lions, c’est toute une histoire – une histoire qui a commencé quand j’avais environ huit ans. C’est à cet âge-là que j’ai décidé que quand je serais grande, je serais écrivain. Et après tout, pourquoi attendre d’être grande ?

 

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L’image de couverture… Je suis plutôt fière de mon lion !

Marco et Fany sont apparus à peu près à cette époque, avec tous leurs amis les lions doués de parole. Leur histoire, en revanche était franchement différente, même si, à vrai dire, il ne s’y passait pas grand chose. En réalité, pendant des années, j’ai su ce que je voulais au début et à la fin, mais sans jamais trouver ce qui pouvait bien se passer au milieu !

 

Du coup, je bloquais régulièrement au bout de deux ou trois chapitres (le maximum que j’ai fait, c’était six chapitres, si mes souvenirs sont bons). Je laissais de côté en attendant de trouver l’inspiration. Quelques mois voire un an plus tard, je retombais dessus, je relisais ce que j’avais écrit, et… je trouvais ça nul. Trop bébé. On évolue vite, à cet âge-là… Du coup, je recommençais à zéro.

J’ai continué comme ça jusqu’à mes quatorze ans, âge auquel j’ai décidé de laisser tomber cette histoire « débile », ne croyant plus du tout aux lions qui parlent. Et puis, j’avais d’autres projets bien plus enthousiasmants, qui au moins ne ressemblaient pas à une histoire de bébé… (croyais-je…)

 Bref, ce n’est que dix ans plus tard que L’enfant des lions a refait surface, suite à une discussion avec une frangine. Nous nous moquions joyeusement de nos idées d’enfance, quand elle m’a sorti en riant : « Non, mais je sais pourquoi tes lions ils parlent ! Ils ont mangé des OGM ! » Sur le coup, j’en ai ri, mais dans les jours qui ont suivi, l’idée a fait son chemin. Et si, plutôt que de manger des aliments génétiquement modifiés, c’étaient les lions qui avaient subi des modifications ? Deux semaines plus tard, j’entamais la rédaction, à la grande surprise de ma sœur qui ne s’attendait pas du tout à ce que son idée fasse mouche. En six mois, le roman était bouclé, et une suite commençait à poindre son nez dans les méandres de mon cerveau…

Mais alors, de quoi ça parlait à l’origine ?

Je n’ai, hélas, pas conservé les premières versions de ce roman. Quand j’ai décidé de l’abandonner, à quatorze ans, j’ai tout jeté, sauf la dernière version en date, au cas où. C’est dommage, j’aurais adoré replonger le nez dans les ébauches rédigées au tout début… Mais cette dernière version vaut aussi le coup d’œil. Quelques extraits choisis… (les fautes sont d’origine ^^)

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Oooh le joli baobab !

 » C’était il n’y a pas si longtemps, en 1974, l’été. Il faisait chaud, environ 40-45°. Normal, il fait toujours chaud l’été, en Afrique, surtout à Katapata.

 

Katapata était un minuscule village niché au cœur de l’Afrique noire, au Zaïre.

Il s’était trouvé coincé entre le Zaïre, également appelé grand fleuve, et le lac Tanzanika, au pied de la montagne, pas si loin que ça de l’équateur, assez près de la forêt équatoriale, aux portes de la savane, où régnaient les lions. « 

Eh oui, pas de SF à l’origine, mais ne me demandez pas pourquoi 1974, je n’en ai absolument aucune idée ! Je vous met au défi de trouver l’endroit sur une carte… On est bien loin du Bénin !

Et pour les héros du roman ? Si les noms n’ont pas changé, je crois qu’on peut dire qu’ils n’ont plus grand chose en commun avec les personnages du départ.

 » Marco était, lui, un beau garçon brun, légèrement bouclé, et bronzé. Ses yeux en amande étaient d’une couleur assez étrange, un mélange de bleu et de vert profond, sombre. Fany, quant à elle, était à l’origine blonde, comme sa mère, mais elle fonçait de plus en plus. Elle avait de beaux yeux semblables à ceux de son frère, mais beaucoup plus limpides, lumineux. Les deux enfants étaient aussi malicieux et taquin l’un que l’autre. Ils passaient leur temps à se chamailler « pour rire » ou à complotter contre un camarade, un ami, ou la chèvre Bertha… « 

Vous avez bien lu, Marco et Fany étaient blancs ! D’ailleurs, je dois vous avouer qu’encore aujourd’hui, je dois un peu me forcer pour les imaginer noirs comme ils sont censés l’être. L’image que je me faisais d’eux depuis toute petite est assez persistante…

Bref… Un beau jour, Marco et son père partent à la chasse au lion. Croyez-le ou non, Marco était armé d’un arc et de flèches…

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Un arc et des flèches pour la chasse aux lions… mais bien sûr !

 » A la date prévue, Roy et Marco partirent à l’aube. Helena et Fany leur dirent au revoir du seuil de la maison.

 

Ces quatres jours-là se déroulèrent comme à l’acoutumée pour elles, Fany sur son banc d’écolière, Helena derrière son bureau d’institutrice. Mais ni l’une ni l’autre n’eurent vraiment la tête aux cours.

Au soir du quatrième jour, une silhouette apparut à l’entrée du village. Aussitôt Roy fut encerclé par Helena et Fany. L’instant d’après, Fany hurla :

– Marco ! Où est Marco  !

Elle entendis à peine Roy murmurer « Les lions ».

Celui-ci laissa là Helena et Fany, et se dirigea lentement vers la maison. L’instant d’après, un cri déchira l’air. C’était Fany, qui avait hurlé « Non » en courant vers un arbre. Helena elle s’agenouilla en pleurant, et en sanglottant « Marco ! Marco ! ce n’est pas possible ! Marco… ». « 

Fin du chapitre. Suspense suspense, hein ?

Le suivant se passe, si je ne me trompe pas, trois ans plus tard. Fany, âgée de douze ans (!) accompagne son père dans un safari dans la savane. Et c’est là que le manuscrit s’arrête…

Dans ce qui était prévu, c’est là qu’elle va pouvoir découvrir que son frère n’a pas été mangé par les lions, comme tout le monde le croit, mais capturé, parce qu’il avait vu leur cachette. Oh, et au fait, les lions parlent ! Seulement personne ne le sait, parce qu’ils veillent soigneusement à le cacher. Bref, Fany va à son tour repérer la cachette en question et se faire kidnapper par les félins, chez lesquels elle va retrouver son frère.

Marco, lui, est devenu très copain avec les lions. Tellement que deux ans plus tard, quand Fany est libéré à l’occasion d’un changement de cachette, il va choisir de rester avec eux plutôt que de retourner chez ses parents. (Quel ingrat ! Dire qu’à l’époque je considérais le choix de Marco comme parfaitement normal…) Vous noterez que pendant ces deux ans, il ne se passe rien. Je n’ai jamais su comment combler cette période…

Pour conclure, un épilogue devait montrer Fany devenue adulte, en train de raconter toute cette histoire à un journaliste. En effet, la demoiselle a écrit un livre sur les lions, devenu un best-seller, et lors d’un interview on lui demande d’où lui est venue l’inspiration…

Bref, l’histoire a bien changé depuis, mais c’est toujours sympa de ressortir les archives des placards. J’espère qu’elles vous auront amusés autant que moi.

Note sur les images : elles sont de moi, à la même époque ; elles illustraient le fameux manuscrit, à savoir un vieux cahier à spirales auquel il manque les trois-quarts des pages ! ^^

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Auteur :

Autrice et lectrice, je vous parle de mes écrits et de mes coups de cœurs.

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